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Dans le groupe environnement, M. Cormoran nous dit qu'il est normal de ne pas observer "l'effet de serre" au niveau de la surface de la terre parce qu'il est "global". Il relèverait d'une "physique différente" : le "forçage radiatif" au niveau du sol ne pourrait, selon lui, s'observer que depuis l'espace.Comparer une cuvette de CO₂ volcanique avec l’effet de serre global, c’est confondre une flaque d’eau avec un océan. Dans la mofette, la chaleur s’évacue par conduction et convection : aucune chance d’y observer un « +28 °C radiatif ». La sensibilité climatique (~3 °C/doublement) s’applique à l’équilibre global Terre-atmosphère, pas à une poche de gaz stagnant.
Cormoran ne donnant pas de source qui explique pourquoi un effet "global" serait différent de la moyenne d'effets globaux, j'aimerais savoir si quelqu'un aurait une explication de la "physique différente en question".
NB : Un point sur lequel je suis d'accord : il n'y a pas d'équilibre radiatif au niveau du sol, excepté dans le cas d'un corps noir enfermé dans une ampoule sous vide, puisqu'une partie des pertes se fait sous forme de conduction, d'évaporation et de convection.
Voici les propos exacts de cette personne :
"Comparer une poche de CO2 volcanique stagnant dans une cuvette à l’effet de serre global, c’est mélanger deux physiques différentes. Dans la mofette, l’atmosphère est totalement dominée par la convection, la conduction du sol, l’humidité… donc pas de surprise que la courbe ne corresponde pas à une "théorie des 28 °C". Les mesures du forçage radiatif se font par spectroscopie (satellites, pyrgéomètres), pas en comparant deux thermomètres posés sur une flaque de gaz volcanique. "
Cormoran répondait à la relation des observations d'un botaniste à Mofette en Italie.
"Dans une petite dépression située près d'une source de CO₂ volcanique, la concentration passe de 1000 ppm à 15:30 à 750000 ppm vers 7:00 le lendemain. Une publication de biologie étudie l'effet de ces variations sur les plantes et les compare à un site de contrôle situé à quelques kilomètres de là. Les variations de température au cours de la journée sont aussi comparées.
https://pismin.com/10.1016/0168-1923(94)02176-k
L'effet radiatif du CO₂ est local. Le passage de 1000 à 7500000 ppm correspond à 9,55 doublements de la concentration de CO₂. Si l'on considère la sensibilité climatique probable du GIEC de 3 °C, 9,55 doublements provoqueraient une élévation de température de 3 x 9,55 = 28,7 °C, en empêchant la chaleur du sol de s'évacuer pendant la nuit. Il n'en est rien. La variation de la température nocturne est très semblable à celle du site de contrôle 33 °C à 15:00, 23 °C à 7:00.
En revanche il y a une différence entre les deux sites juste après le lever du soleil. La température augmente rapidement de 10 °C et le niveau de CO₂ retombe à 1000 ppm."
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