Le 07/08/2026 à 13:33, Richard Hachel a écrit :
Les théoriciens pensent [...] qu'un observateur placé au centre d'un train [...] perçoit les deux éclairs après que les ondes se sont déplacées à c vers lui.
Ils sont donc contre le direct-live.
Tu présentes ici comme une erreur ce qui est simplement une distinction fondamentale de la physique :
- un événement physique ;
- le signal lumineux qui en provient ;
- l'instant où ce signal est reçu.
Cette distinction existe aussi bien en mécanique classique qu'en relativité.
Si une étoile est située à 100 années-lumière, personne ne prétend que nous voyons aujourd'hui son état actuel. Nous recevons aujourd'hui les photons émis il y a cent ans.
Ce n'est pas une hypothèse de la relativité : c'est une conséquence immédiate de la vitesse finie de la lumière.
Ton "direct-live" revient à nier cette distinction.
L'observateur sur le quai [...] va lui aussi percevoir les deux éclairs simultanément.
Oui.
Et Einstein est parfaitement d'accord.
Dans l'expérience du train, les deux observateurs sont au même endroit lorsqu'ils se croisent.
Ils reçoivent donc les mêmes photons au même instant.
Il n'y a jamais eu de désaccord sur ce point.
La relativité ne compare pas les instants de réception.
Elle compare les coordonnées temporelles des événements "impact de l'éclair avant" et "impact de l'éclair arrière", une fois corrigées du temps de propagation de la lumière.
Tu remplaces constamment cette question par celle de la perception visuelle.
Ce sont deux problèmes différents.
La simultanéité est absolue.
C'est incompatible avec les transformations de Lorentz.
En effet, celles-ci donnent immédiatement
t' = gamma (t - vx/c²).
Considérons deux événements simultanés dans R :
t1 = t2.
Alors
Delta t'
= gamma[(t2-t1) - (v/c²)(x2-x1)]
= -gamma(v/c²) Delta x.
Si Delta x n'est pas nul, Delta t' n'est pas nul non plus.
Ce résultat est purement algébrique.
Pour conserver une simultanéité absolue, il faut modifier les transformations.
C'est d'ailleurs exactement ce que tu fais en imposant
t'=t=0.
Autrement dit, ce n'est pas la relativité restreinte qui affirme la simultanéité absolue.
C'est ta théorie.
Le paradoxe de Langevin est réel.
Le mot "paradoxe" est resté pour des raisons historiques.
Physiquement, il n'y a plus de paradoxe depuis plus d'un siècle.
Le calcul complet du temps propre est parfaitement cohérent et a été confirmé expérimentalement, notamment par les horloges atomiques transportées en avion, les particules relativistes et le fonctionnement quotidien du GPS.
Aucune contradiction interne n'apparaît.
Il n'y a PAS de time-gap.
Là encore, tu critiques une explication qui n'est plus celle utilisée aujourd'hui.
Le "saut de simultanéité" (souvent appelé à tort "time gap") n'est pas un phénomène physique.
Ce n'est pas une horloge qui avance brusquement.
C'est simplement le fait que, lors du changement de référentiel inertiel au demi-tour, la surface des événements considérés comme simultanés change.
C'est une propriété géométrique des coordonnées, pas un phénomène physique.
Dire qu'il y a un "time-gap" n'est qu'une façon pédagogique de décrire ce changement de coordonnées.
Le calcul rigoureux n'en a même pas besoin : il suffit de calculer le temps propre le long des deux lignes d'univers.
La fusée voit la Terre marquer 4 ans.
Tu mélanges encore deux notions.
Ce que voit la fusée dans son télescope est une observation optique.
Ce qu'elle attribue comme heure courante sur Terre après correction du temps de propagation est une coordonnée.
Ces deux quantités sont différentes.
Toute l'astrophysique moderne repose sur cette distinction.
Lorsque nous observons une galaxie à un milliard d'années-lumière, nous ne confondons jamais :
- la date à laquelle nous recevons les photons ;
- la date à laquelle ils ont été émis ;
- la date que nous attribuons actuellement à cette galaxie dans un système de coordonnées cosmologique.
Tu utilises constamment la première grandeur pour raisonner sur la troisième.
Je n'ai rien modifié.
Si.
Tu le reconnais toi-même.
Tu introduis :
- un nouveau temps To ;
- un temps t différent du t des transformations usuelles ;
- le "direct-live" ;
- la chronotropie ;
- l'anisochronie ;
- une nouvelle définition de la simultanéité ;
- une nouvelle définition des distances ;
- une nouvelle interprétation du Doppler ;
- le rejet de l'espace-temps de Minkowski ;
- le rejet du cône de lumière ;
- le rejet de l'invariance de l'intervalle.
Tout cela constitue une nouvelle théorie.
Il n'y a rien de condamnable à proposer une théorie différente.
En revanche, il n'est pas exact d'affirmer qu'il s'agit simplement de la relativité restreinte "correctement comprise".
Enfin, ton récit historique est lui aussi très éloigné de la réalité.
Ni Lorentz, ni Poincaré, ni Einstein, ni Minkowski n'ont soutenu les positions que tu leur prêtes.
Le développement historique de la relativité est abondamment documenté par leurs publications originales, leur correspondance et de très nombreux travaux d'histoire des sciences.
Il n'existe aucune source historique sérieuse selon laquelle Minkowski aurait "détruit" ou "déformé" la pensée de Poincaré, ni selon laquelle le paradoxe des jumeaux serait resté irrésolu pendant un siècle.
Au contraire, dès les années 1910-1920, les outils géométriques introduits par Minkowski permettaient déjà d'en donner une résolution particulièrement simple : les deux jumeaux suivent des lignes d'univers différentes entre les mêmes événements, et ces lignes ont des temps propres différents. Il n'y a là aucune contradiction, ni théorique, ni expérimentale.
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