D'un trait caricatural des homosexuels efféminés

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Sujet : D'un trait caricatural des homosexuels efféminés
De : michel78945 (at) *nospam* gmail.com (Yut Verg)
Groupes : fr.rec.arts.litterature
Date : 22. Sep 2021, 21:51:54
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Depuis quelques jours, il me semble avoir beaucoup avancé dans la compréhension d’une des caricatures obligées des hommes homosexuels efféminés. Curieusement, les acteurs qui en jouent le rôle, ont l’habitude au lieu de laisser leurs bras tombant comme on fait normalement, de les relever. Le bras, de l’épaule jusqu’au coude, est bien dans la position habituelle, par contre l’avant bras est relevé, soit à la perpendiculaire par rapport au corps, soit plus haut encore. De fait parfois certaines femmes  pour porter leur sac à main au lieu de le tenir en main, le tiennent aussi de cette façon. L’avant-bras relevé à la perpendiculaire du corps faisant une sorte de porte-manteau où elles le suspendent.
Mais comment cette posture  a-t-elle pu venir à signifier du mépris pour les riches ou même pour les  hommes efféminés?
Et bien je pense aux toges des Romains. Sans doute les riches patriciens pouvaient-ils aussi les porter les bras ballants. Mais dans ce cas leurs mains se perdaient dans les plis du tissu. Pour que les mains restent visibles, il leur fallait relever les avant-bras de cette même façon. Ainsi  dès cette époque avait-on peut-être l’habitude d’y référer en faisant de même. J’imagine assez bien que des soldats ou d’autres hommes d’action pouvaient ressentir à leur égard un mépris assez cuisant. D’un côté, ils s’épuisaient dans des tâches ingrates, et les patriciens, eux, dans leurs belles toges, n’en faisaient naturellement pas le dixième. Une façon de s’en moquer put leur être de les qualifier de « petits bras ». D’un côté, il y avait eux, les soldats, les ouvriers, les gens d’actions donc les « gros bras », et de l’autre tous ces gens de robe qui ne faisaient jamais rien qu’avec la langue, donc les « petits bras ».
 Ainsi pour s’en moquer, ils ont pu les imiter en relevant les avant-bras, comme ils les voyaient faire naturellement pour pouvoir sortir les mains de leur toge. De là le même geste finit par désigner aussi les homosexuels efféminés. Que nous dit  ce glissement du « Riche » à « l’efféminé » ?
D’abord ce n’est pas le seul. Ainsi la même accentuation peut servir aussi bien à simuler le discours ampoulé d’un homme distingué qu’à stigmatiser celui d’un homosexuel efféminé. Mais l’homme efféminé joue un rôle passif. Il ne se sert pas plus de son sexe que les riches ne se servent de leurs bras. En plus dans son rôle efféminé, il se sert effectivement, quoique dans un autre registre, autant  et peut-être même plus de sa langue que les avocats, les sénateurs et les autres patriciens se servaient de la leur pour prononcer  tous leurs beaux discours. Cette double similitude aura permis  au geste du relevé des avant-bras  de passer du sens « les petits bras » des riches donc « les riches » au sens « le petit sexe » de l’homme efféminé et donc cet homme efféminé lui-même.
J’observe que si le geste de relever les avant-bras perpendiculairement au corps signifie donc la richesse ou l’homosexualité passive, en revanche celui- de relever aussi les bras eux-mêmes signifient la force. C’est en effet le geste du « gros-bras » par excellence quand les bras étant relevés de chaque côté à la perpendiculaire du corps, les avant-bras sont orientés vers le haut.


Date Sujet#  Auteur
22.09 * D'un trait caricatural des homosexuels efféminés3Yut Verg
25.09 `* Re: D'un trait caricatural des homosexuels efféminés2Karamako
04.10  `- Re: D'un trait caricatural des homosexuels efféminés1Yut Verg

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